Le cinéma suédois

Le cinéma suédois est malheureusement fort peu présenté dans nos salles et donc peu connu du public français : c'est extrêmement dommage car il est d'une très grande qualité.

Les films suédois sont souvent introspectifs et s'intéressent tout particulièrement à la vie, l'amour, la mort, la maladie, la solitude, l'absence de communication entre les êtres...

La vision qu'ils nous présentent de la vie est parfois noire, très noire, désespérée... d'où la mauvaise réputation qu'on leur colle souvent sur le dos : les films suédois sont ennuyeux et prise de tête. Et bien non !

Ingmar Bergman

Le cinéaste suédois Ingmar Bergman. Quand le cinéma est fait par des artistes... serait-ce possible encore aujourd'hui ?

Un film grave n'est pas forcément ennuyeux, tout dépend de la façon dont le sujet est traité (c'est d'ailleurs ça qu'on appelle l'art). De plus, même si les thèmes abordés sont souvent graves, les films suédois savent également faire dans l'humour : ils savent nous émouvoir sans tomber dans la sensiblerie ou le larme à l'oeil facile et nous faire rire sans tomber dans le tarte à la crème. Enfin, le jeu des acteurs suédois est d'une justesse étonnante et la mise en scène est souvent très originale et d'une grande subtilité.

Parmi les grands noms du cinéma suédois :

  • Ingmar Bergman (réalisateur)
  • Victor Sjöström (réalisateur et acteur)
  • Max von Sidow (acteur)
  • Harriet Andersson (actrice)
  • Ingrid Thulin (actrice)
  • Eva Dalbeck (actrice)
  • Gunnar Björnstrand (acteur)
  • Bibi Andersson (actrice)...

...et plus récents :

  • Lasse Hallström (réalisateur)
  • Lukas Moodysson (réalisateur)
  • Alexandra Dahlström (actrice)
  • Rebecca Liljeberg (actrice)

Voici quelques films (tous DVD) que nous vous recommandons chaudement  :

  • Monika de Ingmar Bergman (1953) : Novateur, brillant, à la fois plein d'humour et d'insouciance, mais aussi de cruauté. Les personnages et l'histoire sont d'une modernité surprenante.
  • Sourires d'une nuit d'été de Ingmar Bergman (1955) : Plein d'humour, des dialogues au vitriol... Le contrepied des clichés sur les films suédois. Un humour qui n'a pas vieilli (ce qui est extrêmement rare au cinéma !).
  • Le septième sceau de Ingmar Bergman (1957) : Magique, une atmosphère puissante... Un film qui marque parce qu'il parle de choses qui sont au fond de chacun d'entre nous.
  • Les fraises sauvages de Ingmar Bergman (1957) : Un dialogue original entre la jeunesse et la vieillesse... Plein d'une poésie que l'on avait oubliée.
  • La source de Ingmar Bergman (1960) : Un film pur, très prenant, qui fait réfléchir sur tant de choses... Un de nos films préférés de Bergman. Encore une histoire simple à la portée universelle.
  • Le silence de Ingmar Bergman (1963) : Dur et tendre à la fois, un vieil hôtel à l'atmosphère envoûtante. Ce film est également l'un de nos préférés. Une scène tellement drôle et poétique entre un jeune garçon et un vieux maître d'hôtel.
  • Persona de Ingmar Bergman (1966) : Un film sur la communication... et la non communication.
  • Cris et chuchotements de Ingmar Bergman (1972) : Un film dur, très dur, sans concession sur un sujet tabou : la maladie. C'est sûr qu'il faut s'accrocher (ce n'est pas politiquement correct comme tout ce que l'on nous montre actuellement). Mais c'est aussi un film sur la vie.
  • Sonate d'automne de Ingmar Bergman (1978) : Un film sur la relation mère-fille, sur l'incompréhension entre les deux et la difficulté de vivre avec ses problèmes de jeunesse.
  • Fanny et Alexandre de Ingmar Bergman (1982) : Un film sur l'enfance, un pur chef-d'ouvre (attention, ce DVD n'est sous-titré qu'en anglais pour l'instant). Le dernier film en date d'Ingmar Bergman.
  • Ma vie de chien de Lasse Hallström (1985) : Touchant, plein de vérité et d'humour.
  • Fucking Åmål de Lukas Moodysson (1998) : Un film qui traite avec subtilité, humour et spontanéité d'un sujet pourtant difficile à traiter.
  • Together de Lukas Moodysson (2000) : Une peinture drôle et grinçante de la vie en communauté dans les années 70.
  • Lilja 4-ever de Lukas Moodysson (2002) : Une histoire dure et émouvante qui se passe dans une sphère très limitée mais dont la portée est universelle. Un mélange de réalisme brutal et de douceur surréaliste.

Le cinéma suédois, c'est le cinéma qui parle de l'âme, de ce qu'il y a de plus profond en nous... un cinéma foncièrement opposé aux vidéo-clips de 2 heures fabriqués par l'industrie hollywoodienne qui ne nous parlent que de monstres, de choses extraordinaires et extérieures à nous, avec les bons d'un côté, les méchants de l'autre....et le politiquement correct au milieu... Devinez lequel de ces 2 cinémas on préfère ? ;-)

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